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jeudi 11 avril 2013

page 44

VI. 17 septembre 2011
« Paris [est] une gigantesque poubelle, néfaste autant pour la santé mentale que physique. » page 232
« Tu prends les meufs trop au sérieux. » p 204
« Le premier principe du dragueur : "une femme excitante est une femme excitée". » p 204
« Les gens qui aiment la vie sont dangereux. » p 212

"Photographies d'un hamburger" de Lucien Cerise ; édition Stéphane Million ; 2006

VII. 17 septembre 2011
« Avec l'avènement d'Internet, il s'était mis à collectionner des photos et des films [pornos] pixelisés qu'il échangeait avec Mustapha. A la longue, la sexualité normale apparaissait à Jack de plus en plus fade. Les femmes de chair lui semblaient de plus en plus lointaines, diaphanes, avec un goût de carton et mêmes moins réelles que sur les images. » page 79
« Ramzi accusait les femmes de semer la zizanie, de receler dans leur nature un potentiel de division et de subversion sociale. » p 114

« [...] notamment le treillis militaire pour les filles (veste ou pantalon), qui, combiné avec un débardeur moulant les seins, mélangeait adroitement les signes de l'érotisme et de la maternité avec ceux de la guerre et de la virilité, le but de la manœuvre étant de provoquer un "double bind" contradictoire et schizophrénique dans le psychisme masculin. » p 182
« [Les médias] auraient étouffé l'affaire en la qualifiant de délire machiste et réactionnaire, ou de théorie du complot paranoïaque. » p 131

"Photographies d'un hamburger" de Lucien Cerise ; édition Stéphane Million ; 2006

VIII. 17 septembre 2011
« Dans la vie normale, la liberté c'était avant tout celle des autres de le faire souffrir. La liberté est le nom donné à la position dominante dans un système d'oppression. » p 96
« La civilisation et la technique sont de vastes entreprises de dressage des corps. » p 124
« La société, tel un vaste camp de concentration, avait fait de lui un mort-vivant. Elle l'avait dépouillé de tout, y compris de ce qu'il y a de plus intime : l'identité sexuelle. » p 161

« En effet, la prison formait comme une bulle sécurisante et le protégeait des agressions du monde extérieur, où il n'avait toujours vécu qu'un véritable enfer. » p 135

« Ce modèle de société avait déclaré une guerre impitoyable, une vraie guerre d'extermination, à toutes les valeurs authentiquement spirituelles et humaines, et par extension à tous les êtres qui partageaient ces valeurs. » p 136

« Ce système tuait tous les jours, ou poussait au suicide, tous les individus trop intègres et honnêtes pour s'y adapter. » p 136

"Photographies d'un hamburger" de Lucien Cerise ; édition Stéphane Million ; 2006

page 43 - quatrième partie

I. 11 octobre 2011
La masse des individus normaux a perdu la faculté d’imaginer. Lorsqu'on leur dit que les règles sont telles quelles sont, plus personne ne se permet de contester le bien fondé, se révolter devant des pratiques incohérentes, absurdes ou archaïques, pour ensuite y chercher une organisation améliorée ; le sens de l'intérêt général a disparu.

II. 5 octobre 2011
* Si toutes mes pensées et paroles sont "pathologiques", qui suis-je ?!
* J'AI une pathologie, donc je SUIS une pathologie ; sans celle-ci, je ne serais plus rien. Bientôt je ne serai plus qu'un médicament.
* Si être isolé, seul et radicalisé est pathologique, alors si avec le médicament je le reste, c'est qu'il y a un problème ! A partir de quand peut-on considérer les causes sociales ? Les prisonniers qui font de longues peines ont-ils tous des problèmes dans leur tête ou alors serait-il possible que ce soit la société, ici la Justice, qui les ait enfermés ?! Devrait-on donc remplacer les matons par des médicaments et les juges par des psychiatres ?!
* Quand je serai au pouvoir, je ferai un procès contre les psychiatres qui pensent seulement en terme pathologie-médicament, en excluant le rôle social de l'exclusion, ce que j'aurai pu prouver avec la révolution permettant une société dans laquelle j'aurais une place.
* On a remplacé la société-environnement par les pathologies, la révolution par les médicaments, les philosophes par des psychiatres. Le but des "thérapies" n'est pas d'aider à aller mieux, mais de RÉFORMER les individus pour qu'ils se conforment au modèle-type libéralo-démocrato-capitaliste du travailleur-consommateur irrationnel.

III. 2 octobre 2011
Philo.
Le rôle de la technique est :
* d'augmenter l'éducation-culture et le niveau de formation de la population,
* de réduire le temps de travail,
* d'améliorer les conditions de travail,
* d'augmenter l'âge de l'espérance de vie en bonne santé,
* de résoudre les problèmes sanitaires et environnementaux (sans en créer de nouveaux).

IV. 1 octobre 2011
**SPOILERS**
« [La proposition D (le meurtre) lui paraît être une] solution beaucoup plus réaliste que A [emploi], B [amour] et C [suicide] : tuer quelqu'un pour retourner définitivement en prison. » p 162
« Son projet de meurtre familial donnait maintenant un sens à la vie de Lucien. Il se sentait déjà beaucoup mieux. » p 187

« Il projetait un triple meurtre mais se laissait déstabiliser par une discussion d'une minute avec une godiche ! » p 188
« Lucien voulait du silence. Il voulait l'ombre et la solitude. Le retrait et la nuit. Il n'avait sa place nul part. » p 233

"Photographies d'un hamburger" de Lucien Cerise ; édition Stéphane Million ; 2006


V. 23 septembre 2011
Le métier de philosophe politique et moral est de dire ce qui va et ce qui ne va pas. Étant donné qu'il n'y a rien qui ne soit pas perfectible, son rôle est simplement d'exposer les défauts et autres erreurs, c'est-à-dire "ce-qui-n'est-pas-comme-cela-devrait-être", et y proposer des solutions (plus ou moins radicales).