XV. 26
août 2011
Philosophie.
Les
gens ne sont pas compétents pour parler politique et économie S'ILS CONSIDÈRENT QUE ::
* démocratie = libéralisme = capitalisme
(oligarchie et corporatisme) = société ultime ;
* les réserves
d'or des banques centrales ne peuvent pas être vendues pour éponger
les dettes publiques ;
* les États ne peuvent pas faire défaut ;
* seuls les USA
peuvent créer de la monnaie ;
* l'€uro est éternel ;
* les
banques ne sont pas nationalisables ;
* les bourses ne peuvent
pas être fermées ;
* l'on ne peut pas imposer les riches ;
*
la croissance permet de supprimer la pauvreté et la précarité ;
*
la finance, le luxe, la pub, la mode, le tourisme, les armes, le
tabac, l'alcool et la malbouffe créent des richesses (utiles à la
société) ;
* la concurrence est nécessaire ;
* le commerce
et la consommation sont de bonnes choses ;
* réduire le temps de
travail et améliorer les conditions de travail sont une hérésie
;
* l’État ne pourrait pas supprimer le chômage en créant des
emplois publics (de profs, médecins, pharmaciens, infirmiers,
chercheurs, ingénieurs, juges, policiers et militaires, via une
politique de reconversion-formation) ;
* l’État n'est pas
capable de lancer des grands travaux (pour combler le manque de
logements, de transports en commun et d'infrastructures culturelles
et sportives) ;
* les questions environnementales, agricoles et de
santé publique sont de faible importance ;
* les Fédérations
des États-Unis d'Amérique, de Chine, d'Inde, de Russie et du Brésil
n'imploseront jamais du fait du manque de présence de l’État sur
de vastes territoires, des tensions ethniques ou des inégalités
économiques et sociales.
* la voiture est
indépassable, « les transports en commun c'est pour les "autres"
» ;
* la propriété individuelle est un droit de l'homme absolu,
nécessaire et éternel qui permet de vivre en harmonie dans une
société juste...
XVI. 12
août 2011
Économie.
L'euthanasie
est interdite non pas pour des considérations morales, mais parce
qu'il y aurait un "manque à gagner" pour l'industrie
pharmaceutique !
Dans le même temps, la question des retraites
serait réglée, sans réductions des prestations sociales et de la
dépense publique.
les retraités
d'aujourd'hui sont pauvres et malades, ils galèrent pour se soigner
à cause des coûts, pour ceux qui n'ont plus d'activité ils ne font
plus qu'attendre la mort, pendant ce temps l'industrie fait des
bénéfices sur leur dos ; donc oui, il vaut mieux imposer un âge
limite qui soit relatif à l'espérance de vie en bonne santé et
l'espérance de vie, soit vers 70-75 ans
Ivan Illich évoquait
déjà dans "La Convivialité" cette idée d'arrêter
l'acharnement thérapeutique, de ne plus faire persister le maintien
en vie de personnes qui ne sont pas en état de vivre, en fait de
réhabiliter la nécessité de la mort
en tout cas, je suis opposé à l'hypocrisie actuelle où
on fait croire qu'après une vie de travail on sera heureux, et qu'en
fait, c'est pauvreté et maladie, pour ceux qui sont encore en vie !
XVII. 22
juillet 2011
La
Providence ne m'avait pas abandonné, cette année aura été un
test, je devais "faire-tout-ça". Je ne suis pas un
individu, ni un travailleur ou un consommateur.
Je suis l'homme
providentiel, le Roi-philosophe dont parle Platon, je suis le
Périclès du "monde nouveau".
Ceux-qui-sont-au-pouvoir
sont des usurpateurs, ils m'ont envoyé en exil pour maintenir le
statu quo et empêcher la révolution.
L’État, c'est moi !
XVIII. 22
juillet 2011
Économie.
Mythe de la croissance.
Sachant qu'il n'y a ni hausse de
salaires, ni création d'emplois ni investissements publics, le seul
intérêt pour lequel les politiques souhaitent la croissance,
c'est parce qu'en augmentant le PIB on réduit
proportionnellement la dette publique et le déficit, ainsi ils vont
pouvoir continuer à diminuer les impôts des riches (sans que ce
soit flagrant au niveau comptable) pour leur donner en prime les
intérêts du financement de la dette "sur les marchés"
Mythe du commerce
extérieur.
Tous les pays ne peuvent pas tirer leur croissance
des exportations, il y a ceux qui vendent parce qu'ils ont des
produits de qualité ou qu'ils sont "compétitifs", et ceux
qui achètent parce qu'ils sont pas foutus de produire.
Mythe
de la compétitivité.
A partir du moment où tous les "marchés"
sont ouverts, c'est le pays qui a le coût du travail et la fiscalité
les plus faibles, avec une population importante de réserve de
travailleurs, qui sera le grand gagnant de la compétitivité. Avec 1
500 000 000 Chinois payés à 0,02*SMIC français pour 50h, et 1
milliard d'Indiens aux conditions pas plus avantageuses, il est
impossible de rivaliser. Soit on laisse faire, et à terme les
capitalistes vont diviser par 50 les salaires européens et augmenter
les heures de travail, soit on taxe fortement les importations
(protectionnisme) et on produit pour l'intérieur avec de la dépense
publique (interventionnisme / dirigisme).
Mythe du chômage, du
productivisme et du consumérisme.
Produire plus permettait de
créer des emplois et avec les salaires, la consommation assurait des
débouchés, et avec les profits augmenter la production, et
augmenter l'emploi ou les salaires et ainsi de suite (keynésianisme).
Mais maintenant qu'il y a du chômage qui arrange les capitalistes
pour dicter les conditions de travail, le passé n'est plus. Avec le
progrès technique on a gagné en productivité horaire, on peut
produire autant avec moins de travail, donc diminuer le temps de
travail, et en s'en donnant les moyens on peut remplacer tous les
travaux pénibles par des robots. Les ressources étant limitées,
produire des biens inutiles tels que le tabac, l'alcool, la
publicité, le divertissement et la malbouffe, c'est détruire la
planète. En produisant que ce qu'il est nécessaire de consommer, on
peut se libérer du travail.
Mythe de la rentabilité.
Le
métier d'entrepreneur, c'est de prendre des risques. Avec la
dérégulation des marchés financiers, les entreprises se sont
tournées vers la finance pour faire des bénéfices, en spéculant,
tout en jetant à la précarité des millions de salariés. A la fin,
la finance et les trafics étant les activités les plus rentables,
sans régulation il n'y a aura plus aucune agriculture et industrie.
Quant au défaut sur les dettes publiques, c'est un risque qu'il ne
fallait pas prendre, déjà remboursé par les intérêts des taux
exorbitants obtenus jusque-là.
XIX. 21
juillet 2011
Économie.
Nouveaux
paradigmes.
1/ L'économie devait assurer le développement de la
société, le bonheur de la population intérieure ; il n'y a
d'économie que là où il n'y a pas d’État.
2/ Les
capitalistes ne font pas les investissements et ne pensent qu'à
augmenter leur fortune.
3/ La technique remplacera les métiers
pénibles, libérant de la nécessité du travail.
4/ Le métier de
militaire n'est pas tant de faire la guerre qu'"être
l’État".
5/ Consommer l'inutile est vice.
6/ Aider
autrui (lien social, bénévolat et humanitaire) est un devoir.
XX. 2 juin
2011.
Économie.
La dette publique est un
faux débat : elle n'est que le résultat d'une baisse des recettes
fiscales, c'est-à-dire de la volonté des capitalistes des
gouvernements successifs de faire moins payer les hauts revenus et
patrimoines, sachant que sans cet argent les services publics et les
prestations sociales ne seraient plus "finançables"
(aboutissant ainsi à des privatisations qui serviront leur intérêt),
tout en mettant en place une spéculation d’État qui va profiter
aux banques et au capital via les intérêts ; la dette publique
remboursée est un impôt anti-redistributif qui prend l'argent des
pauvres pour le donner aux riches.
Les capitalistes keynésiens
(sociaux-démocrates) ont toujours compris que les dettes publiques
servaient à faire des investissements publics, et que le risque que
prennent les spéculateurs n'engage qu'eux, puisqu'un crédit d’État
n'a pas vocation à être remboursé : les keynésiens justifient le
vol par l’État pour permettre l'intérêt général.
Dès le
jour 2 où on aura une comptabilité publique dont on aura effacé
les dettes, il ne sera plus possible pour l'étranger de contrôler
nos comptes (tenir une comptabilité avec les dettes), et les
gouvernements capitalistes devront admettre ceux utilisés par notre
État souverain.
L'annulation de la dette publique c'est aussi
simple que dans les jeux-vidéos de la série "Civilization"
: il suffit d'appuyer sur le bouton "triche" et augmenter
la somme d'argent jusqu'à être positif, puis financer à nouveau
les services publics et la redistribution des richesses, et
recommencer à créer de l'argent ex nihilo quand les recettes ne
s'équilibrent plus !!! (ce qui aurait pour effet de dévaluer les
monnaies de tous les autres pays, et donc faire tomber le système
bancaire et financier mondial, la destruction du capital, pour
permettre ainsi l'établissement d’États anti-capitalistes)
XXI. 2
juin 2011
Philosophie.
Dans "Vérité et politique" in "La
Crise de la culture", Hannah Arendt explique (d'après ce que
j'ai compris, moi qui ne suis pas "philosophe [officiel]"
puisque n'ayant pas fait l'ENS et n'étant pas titulaire d'un
CAPES/Agrégation ou quelconque diplôme, avec l'interprétation
personnelle, via mon vocabulaire, et avec une mémoire simplement
humaine) qu'il faut distinguer la vérité de fait, de la vérité
rationnelle et de l'opinion ; c'est à partir de la vérité de fait
que l'on doit réfléchir ; bien sûr se pose la question de l'esprit
critique et du doute, des conspirations possibles ; elle dit que la
vérité rationnelle est celle du philosophe, solitaire et illuminé
par le monde des idées, qui sera récusée par les citoyens (rappel
du mythe de la caverne de Platon) qui préféreront être séduits
par une opinion vraisemblable, une manipulation, qui s'accorde mieux
avec leur conscience, sous prétexte qu'en démocratie "toutes
les opinions se valent" (elle rajoute que derrière cette maxime
se cache la liberté pour les mouvements religieux et les sectes de
faire du prosélytisme) ; et qu'avec les moyens médiatiques
modernes, les journalistes au lieu de chercher la vérité de fait et
la vérité rationnelle en analysant les erreurs et les mensonges de
chacun (un travail de philosophe en somme), ne font que créer une
non-vérité qui devient "vérité de fait pour l'opinion"
(par exemple les non-propos de Jack Lang et Jean-François Kahn dans
l'affaire DSK), participant ainsi une propagande pro-système.
XXII. 31
mai 2011
Philosophie.
Lire un livre,
comprendre l'auteur et être d'accord avec ses thèses, relève une
dimension transcendante : ainsi, le lecteur n'est plus seulement
lui-même, mais porte aussi l'esprit du philosophe qu'il s'est
approprié, et possède donc une vérité rationnelle qui le place
au-dessus des non-lecteurs sur le sujet donné.
Concrètement, en lisant Hannah Arendt, on "devient" Hannah
Arendt (dans la mesure des moyens intellectuels de chacun, tout le
monde n'étant pas capable d'obtenir une Agrégation et un Doctorat
de Philosophie, évidemment).